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L'abandon des Pélissier26 juin 2019  

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3ème étape - Cherbourg-Brest, 217.5 km



Les frères Pélissier

Les côtes de l'Atlantique ne réussissent pas aux frères Pélissier. En 1919, ils n'avaient pas dépassé les Sables d'Olonne. En 1920, Henri avait abandonné avant Bayonne parce qu'il avait été pénalisé pour s'être délesté d'un boyau. C'est à nouveau pour s'être "délesté" qu'Henri allait être pénalisé de nouveau dans la 2ème étape. Henri Pélissier, qui courait avec deux maillots dans les étapes où le temps était plutôt froid, en jetait un lorsque le soleil revenait. L'article 48 du règlement était formel : interdiction de jetre quoique ce soit !
"Mais... le maillot m'appartient !" protesta Henri Pélissier auprès d'Henri Desgrange. On crut que les choses allaient s'arranger, mais non ! Au départ de la 3ème étape, Henri Pélissier était apostrophé par un commissaire. Aussi nerveux qu'à son habitude, l'aîné des Pélissier exigea des excuses, mais le départ était déjà donné et Henri Pélissier n'avait pas obtenu satisfaction !
Rapidement, à une allure record, il rejoignit le peloton. Mais, peu après, il quittait la course avec son frère Francis et son équiper Maurice Ville, alors deuxième du classement général.
"Avant d'être coureurs, nous sommes des hommes, et libres..." déclara Henri Pélissier qui n'aimait pas être traîté familièrement par n'importe qui.
Albert Londres, envoyé spécial du "Petit Parisien" , devait s'inspirer de sa conversation avec les frères Pélissier pour écrire l'impressionnante légende des "Forçats de la route".

Précision :
En fait, si Albert Londres a bien réalisé une interview historique des frères Pélissier, à l'occasion de leur abandon dans le Tour 1924, cet épisode n'a rien à voir avec la légende des "forçats de la route"... dont il n'est pas l'auteur.
Soyons précis : à aucun moment, dans aucun de ses articles au Petit-Parisien, Albert Londres n'a utilisé cette expression de "forçats de la route". On ne la trouve pas non plus dans les titres que le journal donnait à ses papiers. En fait, c'est Henri Decoin, le futur réalisateur de cinéma, qui est à l'origine de cette légende. Il était à cette époque journaliste sportif, et il suivait à ce titre le Tour 1924. Il a évoqué dans un de ses reportages la présence de son confrère Londres, qui était une star atypique dans le petit peloton des journalistes : il n'avait jamais suivi de course cycliste. En revanche, il venait de se rendre célèbre par un reportage retentissant sur le bagne de Cayenne (si retentissant qu'il allait d'ailleurs aboutir à sa fermeture). Et Henri Decoin eut cette réflexion pendant l'épreuve : "Avec leurs numéros dans le dos (H. Decoin parlait des dossards, de grand format à l'époque), on dirait les forçats d'Albert Londres". Mais alors, Henri Decoin parlait des "vrais" forçats, pas des cyclistes. Au reste, Albert Londres n'aurait jamais eu l'outrecuidance de comparer les cyclistes aux bagnards qu'il avait vus à Cayenne, bien sûr.
J'ai rétabli cette vérité dans un roman ("Un ténébreux", édition Le Seuil, 2003) mais on ne peut rien contre les légendes !
Jean-Louis Ezine


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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