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Bahamontes sauve son maillot jaune dans les Alpes - TdF 195927 juin 2019  

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18ème étape - Le Lautaret-Aoste Saint Vincent, 243 km


Federico Bahamontes devant Charly Gaul

Cols : le Galibier (km 7) , l’Iseran (km 114), le Petit Saint-Bernard (km 186)

Après sa victoire dans la 15ème étape contre-la-montre au Puy de Dôme et son échappée avec Charly Gaul dans la 17ème étape Saint-Etienne-Grenoble à l’issue de laquelle il a revêtu le maillot jaune, l’espagnol Federico Bahamontes possède une confortable avance : 4'02" et 4'08" sur les belges Pauwels et Hoevenaers, 4'51" sur le régional du Centre-midi Henry Anglade, 9'16" et 11'36" sur les deux sociétaires de l’équipe de France Jacques Anquetil et Roger Rivière.

La 18ème étape par le Galibier, L’Iseran et le Petit Saint-Bernard apparaît de nature à donner lieu à une attaque d’envergure de l’équipe de France, forte outre Anquetil et Rivière, de Bobet et Géminiani, tous deux attardés au classement général, contre le maillot jaune, fatigué de ses efforts de la veille soutenu par et une équipe d’Espagne affaiblie.

Attaqué  en tout début d’étape, le Galibier voit triompher à son sommet Gaul devant Rohrbach alors que Bobet et Robic sont déjà distancés. Anglade chute deux fois après la descente du Galibier. Après le passage à Modane, au km 62, l’Italien Gismondi et l’autrichien Christian se détachent sur un peloton regroupé dans le froid après la descente du Galibier et partent pour une échappée commune. Ils passeront au sommet de l’Iseran avec une avance de 5'30" sur Gaul et Bahamontes précédant un peloton ayant monté le col au train . En grande difficulté dans l’Iseran, Louison Bobet mettra un point d’honneur à arriver jusqu’au sommet avant d’abandonner, après 3 km de descente, le dernier Tour de France qu ’il courait. Après la descente de l’Iseran, Bahamontes, sur un changement de roue et Gaul, sur des ennuis de freinage, sont distancés d’une minute, mais dans le groupe qui le devance, les nationaux français ne réagissent pas, si bien que les deux grimpeurs peuvent réintégrer ce peloton des favoris…

La montée du Petit Saint-Bernard s’effectue sans à coups, Louis Bergaud devançant au sommet , 4'57" après Gismondi et Christian, une vingtaine de coureurs représentant les meilleurs de la course, à l’exception de Pauwels, relégué à 10'00".

C’est la descente du Petit-Saint-Bernard, sur une route gravillonneuse et mouillée entraînant des crevaisons, qui décante la course. Au km 210, à 33 km de l’arrivée, ayant lâché Bahamontes dans la descente, un groupe formé de Baldini, Anglade, Gaul, Saint et Reitz était pointé à 2'00" du tandem Gismondi-Christian. Bahamontes était récupéré par un second groupe formé notamment d’Anquetil, Rivière, Brankart, Adriaenssens qui venait une minute plus tard. Le groupe Baldini réussit à absorber les deux échappés, après 182 km d’échappée commune, et c’est Baldini qui l’emporta au sprint à Aoste devançant Gaul, Anglade, Gismondi et Christian. Ayant fortement réagi, le peloton des poursuivants, réglé par Robinson devant Anquetil, Brankart, Rivière, Adriaenssens, Mahé, Van Aerde, Bahamontes et Gomez Del Moral, ne concédait que 47", permettant ainsi à Federico de sauver son maillot jaune…

A l’arrivée, les critiques sont sévères : dans l’Equipe, Jacques Goddet parle de «déconcertante journée» tandis que Pierre Chany évoque un «immense navet». Selon Chany, si les Français nationaux avaient laissé un Bahamontes fatigué s’épuiser dans la poursuite derrière Baldini, le maillot jaune n’aurait pas résisté plus de 10 km et, une fois distancé, Anquetil et Rivière auraient pu engager la poursuite derrière Anglade. Mais, visiblement, les deux tricolores préférèrent sauvegarder les intérêts de Bahamontes, qui courait pour la marque Tricofilina-Coppi patronnée par le campionissimo italien, que ceux du «régional» Anglade. Plutôt Bahamontes qu’un régional…

L’avance préservée par Bahamontes dans cette 18ème étape lui permit de limiter les dégâts dans l’étape contre la montre et de remporter le Tour 1959 devant Anglade, Anquetil et Rivière. Le succès de Bahamontes provoqua un succès indescriptible en Espagne, tandis qu’Anquetil et Rivière étaient hués à l’arrivée au Parc des princes. Plus tard, par dérision, Anquetil baptisa son nouveau hors-bord «Sifflets 59»…

         Merci à Didier Béoutis


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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