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Col d'Aubisque - Tour de France 196623 septembre 2019  

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10ème étape - Bayonne-Pau, 234.5 km


L'équipe MERCIER-BP-HUTCHINSON

Directeur sportif : Antonin Magne
21 BELLONE Gilbert (Fra)
22 BODIN Jean-Louis (Fra)
23 CAZALA Robert (Fra)
24 GENET Jean-Pierre (Fra)
25 GUIMBARD Henri (Fra)
26 POULIDOR Raymond (Fra)
27 SPRUYT Joseph (Bel)
28 SWEERTS Roger (Bel)
29 VAN SCHIL Victor (Bel)
30 WOLFSHOHL Rolf (All)

Cols : le Soulor et l'Aubisque.

Ayant pris le maillot jaune à Charleville, terme de la 1ère étape, l'allemand Rudi Altig s'est évertué, à la grande satisfaction de Jacques Anquetil et de Raymond Poulidor, à conserver sa première place en contrôlant le peloton pendant les 8 autres étapes de plat, jusqu'à Bayonne. Au matin de la 10ème étape, le 30 juin, quarante et un coureurs se tiennent en moins de 2 minutes et Rudi Altig estime que sa mission était terminée. Dès les premiers kilomètres de l'étape, les attaques fusent. Avant Orthez, au km 63, neuf coureurs s'échappent : De Wolf, Elorza, InT'Ven, Messelis, Fezzardi, Schleck, accompagnés par De Pra, équipier du maillot jaune, Stablinski et Cazala, censés servir de relais à leurs leaders respectifs Anquetil et Poulidor.

Entre le 112ème et le 140ème km, 26 coureurs, en cinq vagues successives, s'échappent. Il s'agit de Bodin, Aimar, Galera, Mastrotto, Mugnaini, Esteban Martin, Letort, puis Schutz, puis Delisle, Brands, Diaz, puis encore Gomez del Moral, Haast, Janssen, Lebaube, Garcia, Uriona, Kunde, Momene, Huysmans, Raymond, Den Hartog, puis enfin Perurena, de Rosso, Benet. Ces coureurs se regroupent au km 153 avec un retard de 3'50" sur les 9 échappés qui perdent Cazala, tandis que le peloton Anquetil-Poulidor verrouille en gardant en otage les autres "grands" (Simpson, Gabica, Bitossi, etc…). Au bas de Soulor (km 160), les 8 coureurs de tête comptent 3'45" d'avance sur les 26 poursuivants, 7'30" sur Darrigade et 7'50" sur le peloton. Le Soulor met en difficulté Mastrotto, Bodin, Raymond, Letort, Den Hartog, Gomez del Moral, tandis que Diaz quitte le groupe de contre-attaque et rejoint De Pra et InT'Ven qui sont restés seuls en tête. Dans le peloton, Van Looy et Jimenez rétrogradent, mais vont réintégrer par la suite.

Au sommet du col d'Aubisque (km 177.5), les passages sont les suivants : en tête, De Pra et InT'Ven, à 30" Diaz, à 1'30" Fezzardi, à 2'15" De Wolf, à 3'00" Momene, Mugnaini, Kunde, Schleck, Huysmans, Janssen, Delisle, Uriona, De Rosso, Garcia, Elorza, Lebaube, Otano, Perurena, Aimar, à 4'00" Stablinski, Benet, Mastrotto, à 5'05" Messelis, à 6'40" un peloton avec Anquetil, Poulidor, Altig et à 8'10" un autre peloton avec le maillot vert Planckaërt.

Après la descente d'Aubisque, Diaz, De Pra, InT'Ven précèdent le groupe Jansen de 1'35" et le peloton principal de 7'25". Au km 210, Diaz s'arrête pour changer de bicyclette et De Pra, qui ne prenait aucun relais, accélère. Les 40 km de Laruns à Pau voient le groupe Janssen, qui a récupéré Diaz, reprendre encore une minute sur un peloton résigné. A l'arrivée, sur le circuit automobile de Pau, Tommasso De Pra l'emporte au sprint devant InT'Ven. Janssen, classé 3ème à 2'03" règle au sprint ses 17 compagnons d'échappée. Sels, classé 23ème à 9'18", règle le peloton des battus, dans lequel se trouvent Anquetil et Poulidor, sifflés par le public.

Au classement général, De Pra devient maillot jaune devant Janssen à 2'03", et Huysmans, Momene, Lebaube, Kunde, Aimar, de Rosso à 2'14". Autant de coureurs qui deviennent très dangereux, ayant pris une avance de 7'15" sur Anquetil et Poulidor, classés 25ème à 9'29".
Poulidor explique qu'il n'était pas dans un bon jour, que personne ne voulait rouler avec lui dans la descente de l'Aubisque, et qu'après la rétrogradation de Cazala, Bodin, et le lâchage de Wolfshohl, Van Schil, Bellone, il n'était entouré que de trois équipiers, Swerts, Spruyt et Guimbard. Antonin Magne indique que jamais, dans sa carrière, il n'a laissé s'échapper vingt coureurs en montagne. Quant à Anquetil, il explique que, accompagné du seul Jimenez revenu après sa défaillance, il ne pouvait mener derrière son équiper Aimar.

Les critiques sont sévères. Dans l'Équipe, Pierre Chany titre : " la tête de Poulidor dans le lasso d'Anquetil". Jacques Goddet, dans son éditorial "Le diabolique et l'innocent", indique qu'Anquetil appliquait "un plan diabolique, celui du naufrage volontaire". Peu inspiré par ce Tour de France, se sachant dominé par Poulidor dans le contre-la-montre, Anquetil aurait choisi volontairement de se saborder et d'entraîner avec lui son rival.

         Merci à Didier Béoutis


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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