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Aux Tours de l'Afrique de l'Ouest23 septembre 2019  

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Aux Tours de l'Afrique de l'Ouest

Du 26 octobre au 9 novembre 2005, s'est disputé le 19ème Tour du Faso, la course par étapes la plus renommée d'Afrique . Le Burkina, ancienne Haute-Volta n'est pas le seul pays de l'Afrique de l'ouest francophone à être tombé sous le charme de la petite reine. Retour en arrière.

Par Dominique Turgis (15/10/2005)

C’est à Ouagadougou que Fausto Coppi a disputé sa dernière course, le 13 décembre 1959. Ouagadougou, alors capitale de la Haute Volta devenue depuis Burkina Faso. Coppi n’était pas seul. Il était accompagné d’Anquetil, Rivière ou Anglade mais aussi de coureurs autochtones. Preuve que la popularité de ces coureurs avait touché l’Afrique noire francophone.

Un bidasse à l’assaut

En effet, le cyclisme, sport européen, a réussi à accompagner les Européens sur les pistes africaines. C’est un Français, Antoine Cicoira qui organise ce critérium. En 1953, le premier Tour de la Côte d’Ivoire est gagné par un jeune appelé qui « fait son régiment » en Côte d’Ivoire. Jean Gainche, c’est lui, domine les éditions 1953 et 1954 avant de revenir en 1959, devenu professionnel et accompagné d’André Ruffet pour vaincre une dernière fois.
Le tandem breton formait une équipe à eux deux, invité par le directeur du journal organisateur, un Breton de St Malo. André Ruffet se souvient : "Il y avait dix équipes de six coureurs africains. Dans le contre-la-montre par équipes, nous les avions tous battus à nous deux. Il n'y avait que quelques routes goudronnées. Tout le reste, c'était des pistes en sable, genre tôle ondulée. Un soir il y eut un gros orage. Le lendemain la piste était transformé en bourbier et j'ai dû porter mon vélo comme en cyclo-cross. Les Africains étaient contents de nous voir. Ils copiaient notre alimentation en bidon, nos choix de braquet."
Pendant les années 50, avant l’indépendance de 1960, les coureurs de la métropole viennent affronter les Européens de l’A.O.F. (Afrique Occidentale Française) et les Africains. Les Ivoiriens bien sûr, mais aussi les Camerounais et les Nigériens. D’ailleurs, après la décolonisation, les Camerounais vont remporter trois fois l’épreuve ivoirienne notamment grâce à Joseph Kono.

Du goudron sans les plumes

Pendant cette période post-décolonisation, les éditions du Tour de Côte d’Ivoire sont espacées.
En 1985, l’organisation est reprise en main par Pierre Magne. Non, ce n’est pas le frère d’Antonin, mais un « colonial », un Français de Côte d’Ivoire président de la fédération ivoirienne et qui travaille aussi à la Société des tabacs ivoiriens. Il réunit trois parraineurs : Cafe de Côte d'Ivoire qui a parrainé le maillot blanc de Paris-Nice dans les années 70 ; Gauloises, car l'Afrique n'a pas les moyens de refuser l'argent des cigarettes et Abinader, un homme d'affaire libanais qui est aussi le directeur de course. Une des fiertés des organisateurs est de proposer un parcours 100 % goudronné. Signe extérieur de richesse et aussi de sécurité pour les coureurs.
Même si le Tour de Côte d’Ivoire n’est plus organisé depuis sept ans , les courses par étapes n’ont pas complètement disparu. En 2000, le Tour de l’Or blanc est organisé. Le Burkinabé Hamado Pafadnam va remporter deux éditions.
La situation actuelle de la Côte d’Ivoire, divisée en deux, rend évidemment très difficile l’organisation de grandes courses par étapes.

L’ascension du Faso

Le Tour du Faso n’est donc pas l’épreuve la plus ancienne de l’Afrique francophone mais elle est devenue la plus emblématique. Il existe depuis 1987 et bénéficie de l’appui d’ASO depuis 2001. Toutefois, l’épreuve avait accédé à la notoriété avant ce partenariat notamment grâce à des documentaires télévisés qui mettait en avant l’esprit d'aventure de l’épreuve. L’apport d’ASO a diminué la part de « folklore » mais a forcément professionnalisé l’organisation jusqu’à l’installation d’un village départ cette année. Les Burkinabé restent présents dans l’organisation avec Adama Diallo, le président de la Fédération du Burkina. Cette alliance avec ASO lui a d’ailleurs peut être coûté sa place à la tête de la Confédération africaine de cyclisme.
Le Burkina Faso ne présente pas de relief. Il n’y a d’ailleurs pas de prix du meilleur grimpeur. Alors ASO a cherché une spécificité : les pistes non goudronnées. Elle les introduit au compte goutte avec huit kilomètres en 2003 car ces pistes sont impitoyables pour le matériel et un des problèmes du cyclisme africain, c’est justement d’avoir assez de vélos pour tout le monde. En 2005, 39 kilomètres sont au programme. Avec ces pistes, le Tro Bro Léon n'a qu'à bien se tenir.

Tout le monde veut son Tour

Le Sénégal et le Cameroun ont eux aussi leurs Tours nationaux. Depuis 1998 pour le Sénégal et 2003 pour le Cameroun. Cette dernière épreuve a connu une édition 2005 assez rocambolesque. Des gros problèmes financiers qui retardent l’épreuve, des hôteliers non-payés qui retiennent en otage les coureurs, des transferts interminables. Pas de quoi encourager des Européens à venir courir.
Pourtant le relief varié du pays pourrait offrir une course intéressante. Le président de la fédération camerounaise, Claude Bernard Massy a même l’objectif de faire de son Tour, le premier d’Afrique. Le chemin est encore long.
Au pays des Lions indomptables, il n’y a pas que le Tour national. En juillet, la Boucle de l’Ouest s’est courue sur deux jours. Elle fut d’ailleurs marquée par un accident entre un autocar et une moto de l’organisation qui couvrait le troisième peloton. Un type d’accident que l’on peut retrouver partout dans le monde sur les courses cyclistes malheureusement.
Le Gabon veut lui aussi rentrer dans la danse. Le Tropicale Amissa Bongo est inscrit au calendrier du 12 au 15 janvier 2006. Après la Côte d’Azur, l’Australie et le Quatar, l’Afrique de l’Ouest pourrait-elle devenir un lieu de préparation à la mode ?

source : Camlions, Sidwaya, afrik.com, Miroir du cyclisme.

Photo : Marcel Cerdan (si, si) et Obamé, deux jeunes Gabonais au championnat du monde espoirs de Plouay en 2000.
Crédit : Dominique Turgis


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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