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Gilles Delion : Laurent Fignon aurait dû montrer l'exemple16 septembre 2019  

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20 ans après le Championnat du Monde de Chambéry, Gilles Delion revient sur l'événement. Un rendez-vous où l'équipe de France emmenée par Laurent Fignon n'avait pas réussi à faire cause commune. Entretien...

Propos recueillis par Nicolas Gachet (le 1er septembre 2009)

Quand avez-vous appris votre sélection pour le Championnat du Monde ?
Gilles Delion : J'ai appris ma sélection au soir du Grand Prix de Plouay. Plouay avait lieu le mardi, et le mondial était le dimanche. Ce n'était pas une surprise, je marchais bien. Je n'avais pas fait le Tour de France mais je revenais en bonne forme. J'étais néo-professionnel, et j'avais terminé 2ème du Tour de Romandie ou 11ème de la Flèche Wallonne. J'avais fini toutes les classiques, excepté Paris-Roubaix. A Milan-San Remo, à Gand-Wevelgem ou à l'Amstel, j'avais terminé dans le premier peloton. De plus j'étais à domicile à Chambéry, et je bénéficiais du soutien de l'organisateur. Mais je pense que j'avais ma place. J'étais en concurrence pour la dernière place avec Jean-Claude Colotti, qui venait de remporter le Grand Prix de Plouay. Il aurait mérité d'y être mais à priori, le circuit de Chambéry me convenait davantage. Je grimpais mieux que lui.

Vous avez donc bénéficié du soutien de l'organisateur ?
Gilles Delion : Oui, j'étais à domicile. Il me connaissait. J'étais issu du club local, et je vivais à côté de Chambéry. Cela a peut-être joué mais à ce moment-là j'étais un espoir du cyclisme français et international. Il était logique de me mettre dans la sélection, ne serait-ce que pour apprendre. Quand on a des jeunes qui montent, il faut les promouvoir et les faire apprendre là où c'est utile.

"LAURENT FIGNON NE LOGEAIT PAS AVEC NOUS"
Comment s'était préparée l'équipe de France ?
Gilles Delion : Il n'y a pas eu de rassemblement de l'équipe de France. Il y avait de nombreuses épreuves en août, dont plusieurs manches de la Coupe du Monde. Nous avons été récupérés par l'équipe de France au soir du Grand Prix de Plouay. Nous étions logés à Challes-les-Eaux, à côté de Chambéry. Cela fut un petit peu houleux. L'ambiance n'était pas des meilleures. Il y avait une séparation du groupe puisque les coureurs de l'équipe Super U (Fignon, Lavainne et Rué) n'avaient pas voulu être logés avec nous. Ils avaient préparé le Mondial de leur côté. Ils étaient logés ailleurs, à Chambéry Nord.

L'ambiance devait être spéciale...
Gilles Delion : C'était dommage que l'équipe de France n'ait pas été regroupée. Quand on voit un mec comme Fignon... il était le leader potentiel de la sélection. Il venait de terminer 2ème du Tour de France. Il aurait dû montrer l'exemple et être présent.

"HINAULT ÉTAIT LE PATRON"
Qui était le patron de l'équipe de France ? Bernard Hinault (Le sélectionneur) ou Lucien Bailly (le DTN) ?
Gilles Delion : C'était plutôt Hinault. Ils prenaient leurs décisions en commun mais le patron était Hinault, comme aujourd'hui Jalabert l'est. Ce qui est normal puisque Bailly était DTN.

Thierry Claveyrolat se retrouve échappé sur le circuit, comment réagissent les leaders de l'équipe de France ?
Gilles Delion : Il n'y a pas eu beaucoup de communication. Moi on ne m'a rien dit. On n'est pas venu me voir pour demander quoi que ce soit. A un moment, l'équipe de France a roulé. (Gérard) Rué et (Bruno) Cornillet ont dû rouler je crois, alors que Claveyrolat était devant, effectivement.

Quelle était la tactique de l'équipe de France ?
Gilles Delion : Il n'y avait pas de tactique particulière. Le but était d'être présent dans les échappées pour ne pas avoir à rouler sur ce circuit qui était usant. On ne devait pas avoir à travailler. Tout s'est précipité dans le final à partir du moment où Rooks est rentré sur Konyshev et Claveyrolat.

"A L'ARRIVÉE, C'ÉTAIT LA SOUPE A LA GRIMACE"
A l'arrivée, Thierry Claveyrolat et Laurent Fignon terminent 5 et 6ème. Que vous disent Hinault et Bailly ?
Gilles Delion : Il n'y a pas eu de débriefing. C'était un peu la soupe à la grimace, avec ce conflit larvé entre Claveyrolat et Fignon. Claveyrolat reprochait à Fignon d'avoir attaqué. Cela n'a pas duré longtemps car tout le monde est vite rentré chez lui. L'équipe était réunie simplement pour le Mondial. Cela fut rapide vu que Fignon est arrivé simplement le vendredi matin avec nous à l'hôtel.

En tant que coureur local, les médias ont-il beaucoup parlé de vous ?
Gilles Delion : Il y avait pas mal d'articles, dont un d'un journal américain. C'était pour l'anecdote, le fait que j'étais néo-pro, j'avais 23 ans, et mes parents étaient commerçants à Chambéry. Leur confiserie était toute proche du circuit.

Ils ont donné du chocolat à l'équipe de France ?
Gilles Delion : Je n'en ai pas le souvenir (rires). Connaissant mes parents, ils ont dû en apporter. Ils le faisaient quand je courrais chez Helvetia.

Pendant votre carrière, vous avez souvent pris position contre le dopage. A cette époque, le dopage était-il répandu ?
Gilles Delion : Il était possible de marcher sans rien prendre. Moi je ne prenais même pas une vitamine C. Je n'avais pas de pharmacie. Il y a des mecs qui se faisaient choper aux anabolisants et la cortisone étaient très répandue. Ce n'était quand même pas l'EP0, enfin ça faisait moins de différence.

L'équipe de France était composée de : Dominique Arnaud, Laurent Bezault, Eric Caritoux, Thierry Claveyrolat, Bruno Cornillet, Gilles Delion, Laurent Fignon, Martial Gayant, Christophe Lavainne, Marc Madiot, Charly Mottet et Gérard Rué.


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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