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1993 : Maurizio Fondriest, la forme et la chance16 septembre 2019  

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En 1993, Maurizio Fondriest remporte plus de 20 victoires dont Milan-San Remo et la Flèche wallonne. Cette année sera une parenthèse pour ce coureur mal compris de ses compatriotes et marqué par de nombreux problèmes physiques.

Par Antoine Riche le 6 avril 2010

L'EXPLOIT : MILAN-SAN REMO AU MILLIMÈTRE
Milan-San Remo 1993 est une édition particulièrement terne. L'atmosphère n'est pas aux grandes offensives. Mario Chiesa a animé la première partie de la course. Lance Armstrong, un jeune Américain qui découvre la course, attaque dans la Cipressa. Mais au pied du Poggio, le peloton est encore groupé. Tout se jouera dans cette ultime ascension. C'est un outsider, Inaki Gaston, qui s'isole un temps en tête. Il est ensuite rejoint puis dépassé par Maurizio Fondriest. L'Italien conserve son avantage dans la descente et remporte la course. Pour gagner la première grande classique de la saison, Fondriest a appliqué à la lettre la tactique mise en place par son équipe Lampre et son directeur sportif Pietro Algeri : "Nous lui avons surtout recommandé de refréner son ardeur et de se montrer plus mesuré car il avait tendance à faire le travail pour les autres. Saronni, manager de l'équipe, lui avait conseillé de ne porter qu'une seule attaque, mais franche, vers le sommet du Poggio. Dans le cyclisme moderne, on ne peut plus se disperser et cela, Maurizio l'a parfaitement compris."

UNE SAISON DE RÊVE : PLUS DE 20 VICTOIRES
En 1993, Maurizio Fondriest va remporter plus d'une vingtaine de courses, soit presque autant que depuis ses débuts pros en 1987. L'Italien brille sur les classiques : en plus de sa victoire à Milan-San Remo, il remporte la Flèche wallonne (après 40 kilomètres d'échappée), le G.P de Zurich ou le Tour d'Emilie. Il remporte à la fin de l'année la Coupe du Monde. Il participe à neuf manches sur dix (toutes sauf Paris-Roubaix) et sa plus mauvaise place est 11ème au Tour de Lombardie. Il remporte deux manches (San Remo et Zurich) et monte trois autres fois sur le podium (2ème de Paris-Tours, 3ème de Liège-Bastogne-Liège et de la Leeds International Classic). Il brille là où on ne l'attend pas comme sur les Ardennaises : "C'est une véritable aversion physique. Lorsqu'il pleut, je souffre des cervicales, de la colonne vertébrale, car, vous le savez je n'ai que la peau sur les os. Ces classiques sont ainsi celles qui me conviennent le moins." Il n'est pas en reste sur les courses à étapes en s'adjugeant Tirreno-Adriatico (deux victoires d'étapes), le Tour du Trentin (trois étapes remportées sur les quatre disputées) ou le G.P du Midi-Libre (trois victoires d'étapes, le classement par point et le classement de la montagne). Et même sur le Tour d'Italie, il réalise des prouesses en terminant à la 8e place à l'arrivée. Il aurait même pu prétendre à mieux sans une défaillance dans le contre-la-montre de Sestrières.

AVANT 1993 : L'INCOMPRÉHENSION
Avant 1993, Maurizio Fondriest peut se vanter de posséder deux lignes prestigieuses à son palmarès : le Championnat du Monde 1988 et la Coupe du Monde 1991. Pourtant, ces deux succès sont trompeurs. Il doit son titre mondial à l'accrochage entre Bauer et Criquielion. Quant à son succès en Coupe du Monde, il est acquis dans avoir remporté la moindre manche. Une "performance" unique en 16 éditions. Son palmarès se contente de succès secondaires dans des semi-classiques (G.P de Prato 1988, Coupe Sabatini et Tour de Toscane 1989, Coupe Agostoni et Tour du Latium 1990) et de places d'honneur sur les grandes classiques (3ème de Paris-Tours 1987 et 1990, 2ème de Milan-San Remo 1988, 2ème de l'Amstel Gold Race 1991). Il est par ailleurs loin d'être prophète en son pays. Lors de ses débuts pros, on lui reproche d'avoir choisi une petite équipe où il percevait un salaire exorbitant pour l'époque. Fondriest avait alors préféré être leader plutôt qu'équipier. On ne lui pardonne pas non plus son départ aux Pays-Bas en 1991 chez Panasonic. Enfin, on lui reproche même la consonance autrichienne de son nom de famille. Sa métamorphose de 1993, Fondriest l'explique lui-même par trois facteur. Le premier son retour au pays chez Lampre, la confiance de l'équipe et de Saronni : "C'est lui qui m'a dit lors de notre premier stage : Avec tes possibilités et ta façon de courir, tu dois en gagner une quinzaine. Il faut que tu crois en toi." Le second est la naissance de sa fille le matin même de Milan-San Remo. Et le troisième est sa collaboration avec le professeur Conconi.

APRÈS 1993 : UN DOS TROP FRAGILE
Fin 1993, Fondriest annonçait la couleur pour l'année suivante : "Je sais que je peux terminer les grands tours avec les meilleurs. Ce sera mon objectif (…). Je doublerai Giro-Tour." Une ambition qui s'arrêtera sur un abandon dans le Tour d'Italie. Sa saison est perturbée par une hernie discale. Des problèmes de dos qui datent de l'adolescence mineront sa fin de carrière qui se terminera presque anonymement en 1998 chez Cofidis. Il connaîtra un sursaut en 1995, mais sans réussite. Laurent Jalabert le crucifie lors de Milan-San Remo et la Flèche wallonne où il est deux fois le dauphin du Français. Il termine également deuxième de Gand-Wevelgem où il faut la photo-finish pour le départager avec Lars Michaelsen. En 1995, Fondriest résumera bien ce qui lui avait permis de faire une si belle saison 1993 : "C'était une saison exceptionnelle. Vingt-six victoires, pas de chute, pas de maladie. Pour gagner autant de courses (…) il faut avoir une grande condition physique, mais aussi de la chance. En 1993, j'avais tout ça."

Sources : L'année du cyclisme 1993, Vélo Magazine (numéros de 1993) et "Les conquérants de l'arc-en-ciel".


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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