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Roger Lapébie = l'inspecteur Colombo23 septembre 2019  

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Roger Lapébie, mieux que Colombo...

Les cyclistes peuvent parfois marcher main dans la main avec la justice. C'est ce qui est arrivé à Roger Lapébie, au zénith de sa gloire, en 1938. Une bonne action à mettre au crédit d'une profession (coureur cycliste) souvent décriée aujourd'hui.

Par Dominique Turgis

Cyclisme et justice font souvent route ensemble ces dernières années. C'est ainsi qu'il y a parfois plus de points UCI dans les bureaux des juges d'instruction qu'au départ de Paris-Roubaix. Les cyclistes, leurs soigneurs ou leurs médecins sont souvent du côté des accusés et, parfois, des condamnés. Alors c'est un peu difficile pour certains, d'imaginer que, fut un temps où - avant-guerre - un cycliste pouvait aider la justice.

Ce jour-là, à Flines-lez-Râches dans le département du Nord, une femme est retrouvée morte, assassinée. Si le nom de la commune est réel (si, si !), il n'y a aucun intérêt pour raconter cette histoire vraie de donner les vrais noms (Amis de Pierre Bellemare, bonsoir).

Dans cette commune, connue pour son étang pompeusement appelé "la Mer de Flines", les soupçons des gendarmes et du juge se portent sur un journalier. Toutefois, des témoins ont vu le suspect à Vimy une heure après l'heure présumée de l'assassinat. Cette commune connue pour son monument aux soldats canadiens morts ou disparus de la guerre 1914-1918 se trouve de l'autre côté de Lens à une quarantaine de kilomètres des lieux du crime. Au début, cela ne suffit pas pour l'innocenter. Ce journalier sent le vent du couperet de la guillotine. Il échappe à la peine de mort (c'est le risque à l'époque) et se trouve disculpé.

Démonstration par l'absurde

Alors quel rapport avec le vélo ? Pour prouver d'une manière irréfutable l'innocence de son client, son avocat a besoin d'une démonstration sans bavure qui frappe l'imagination. Il a une idée digne de la justice spectacle. Il va demander un coup de main à un coureur cycliste et pas n'importe lequel. C'est sur Roger Lapébie qu'il jette son dévolu. Nous sommes en 1938 et Roger Lapébie est le dernier vainqueur Français du Tour de France. Il brille aussi sur piste à l'occasion des 6 jours de Paris (avant son frère Guy). Bref, c'est une vedette de l'époque qui va servir d'auxiliaire de justice.

Le but de l'avocat est de démontrer par l'absurde que son client (qui ne risque plus rien, rappelons-le) ne pouvait pas être présent sur les lieux du crime à Flines-lez-Râches et une heure plus tard à Vimy. Faut il le rappeler, le journalier n'avait pas d'automobile et se déplaçait à vélo. Alors en ce 9 novembre 1938, Roger Lapébie va disputer un contre-la-montre entre les deux communes. Le Bordelais va mettre 1h42 pour couvrir la distance. Alors si Roger Lapébie a mis plus d'une heure, c'est bien qu'un simple journalier ne peut faire moins. CQFD...

Source : Ouest-Journal

Précisions :
Faisant actuellement des recherches, sur l’assassinat de ma sœur (Rachel Renard), assassinée le 15 juillet 1937 à Vimy par Georges Hervault (journalier à Flines-les-Râches), je me dois d'apporter des précisions sur cet article complètement erroné. Le crime a eu lieu le 15 juillet 1937 à Vimy et non à Fines comme il est dit. Hervault a été condamné à mort aux assises de Saint-Omer. Ayant fait appel, il fût rejugé à Douai en 1938. Et c'est au cour de ce procès que maître Floriot (avocat de l'accusé) a fait appel à Roger Lapébie, afin de disculper son client qui, par des preuves accablantes, fût tout de même condamné à la perpétuité. J'avais 10 ans à l'époque. Je ne vous décrirai pas les effets collatéraux.
Roger Renard - 6 décembre 2010.


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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