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Christian Levavasseur : "J'ai loupé des choses"23 septembre 2019  

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Christian Levavasseur : "J'ai loupé des choses"

Coureur des années 70-80, Christian Levavasseur revient sur sa carrière marquée par la malchance mais aussi par le maillot amarillo de la Vuelta.

Propos recueillis par Dominique Turgis

Dominique Turgis : Christian Levavasseur, vous retrouvez Raymond Martin, votre ancien coéquipier chez Miko-Mercier à l'occasion de Manche-Atlantique
Christian Levavasseur : Raymond Martin, c'était mon meilleur ami dans l'équipe Mercier. C'est lui qui m'a appris à m'entraîner. Il était mon professeur.

"MON EQUIPE ROULE SUR MOI"

Vous avez porté le maillot amarillo dans la Vuelta 1979. Comment l'avez vous pris ?
On avait déjà le maillot avec Joop Zoetemelk. Dans la sixième étape, je suis parti avec Rafael Ladron de Guevarra pour faire la plus grosse prime de la Vuelta. Dans la ville où se disputait la prime, il y avait plusieurs banderoles, on ne savait pas laquelle était pour la prime. Chacun des gars de l'équipe Mercier est parti, chacun son tour. J'ai suivi un Espagnol, j'ai fait la prime et on a continué. Je n'ai pas roulé au début car on avait le maillot. Je ne pensais pas qu'on allait aller au bout tous les deux.
Derrière, ça ne roulait pas alors l'écart a grandi. Finalement, c'est mon équipe qui a roulé sur moi.

Pourquoi ?
Jean Pierre Danguillaume a eu peur qu'avec trop d'avance, je devienne trop difficile à rattraper au général pour Joop Zoetemelk. On ne sait jamais comment peut se transformer un coureur avec un maillot de leader. Par exemple, dans le contre la montre qui a suivi, j'étais survolté.

Après cette Vuelta, quel a été votre meilleur grand Tour ?
Le Tour 80. J'avais reconnu l'étape de St Malo avec André Chalmel. Je savais que sur la Nationale qui nous amenait vers Cancale, on tournait sur une route étroite propice aux échappées. C'est là que j'ai attaqué. Je me suis retrouvé avec Thurau qui roulait et Oosterbosch qui ne roulait pas. Les Hollandais à l'époque ne roulaient pas dans les échappées. Ils étaient filous. Oosterbosch ressort et gagne à St Malo.

LE MEILLEUR TOUR EN 80

Vous êtes à deux doigts de gagner à Morzine.
Je suis échappé avec Mariano Martinez dans le col de Joux-Plane. Je le lâche dans la descente. Il reste encore deux ou trois virages et un faux plat avant l'arrivée. En pleine ligne droite, je prends un trou dans la route. Sous le choc, mes mains lâchent le guidon et je tombe. Je me classe deuxième. En plus, c'était le jour du 14 juillet. Pour un Français, gagner ce jour-là, c'est quelque chose.

Malgré vos blessures vous allez gagner le prix de la combativité.
J'ai eu la chance d'avoir la journée de repos dès le lendemain. Quand on tombe à 80 km/h, on est brûlé de tous les côtés. Pour gagner la combativité, j'ai dû réattaquer avant la fin du Tour.

Après le Tour 1980, vous n'êtes pas sélectionné pour les championnats du monde. Pourquoi ?
Cette année-là, la sélection se faisait sur le GP de Plouay et la Route Nivernaise. J'étais dans les quatre derniers coureurs pour la dernière place. Je gagne la Route Nivernaise et…je ne suis pas sélectionné ! Surpris, je demande au sélectionneur , Richard Marillier qu'est-ce qu'il faut faire pour être choisi. Il me répond : "T'es jeune, tu auras le temps d'en faire d'autres des championnats du monde." Finalement, je n'en ai jamais couru un …

Vous habitiez dans les Côtes d'Armor où il y avait beaucoup de coureurs. Avec qui alliez vous vous entraîner ?
André Chalmel [NDLR : d'Ille-et-Vilaine] mais aussi des amateurs comme André Bizeul, Yvon Bouleau, Loïc Gautier ou Alain Nogues.

TOUR 82 : UN COUP D'ARRET

Dans la première étape du Tour 1982, vous êtes victime d'une grave chute.
Cette chute a été un gros coup d'arrêt. J'en ai d'ailleurs toujours des séquelles, j'entends mal d'une oreille à cause de ça.
J'ai mis un an à revenir. J'ai commencé à bien marcher au Tour de l'Avenir. Je fais trois places de deux. La dernière, dans la dernière étape, je me fais battre de justesse par Paul Wellens. C'était une étape de 70 km entre Vitrolles et Martigues. On s'est échappé à deux, le peloton était toujours à 40-50". C'est allé vite ce jour-là.

SUPER AMBIANCE CHEZ MERCIER

Est-ce à cause de votre chute que vous êtes passé de Coop-Mercier à La Redoute en 1983 ?
Au début oui. Mercier ne voulait pas me garder alors je suis rentré en contact avec La Redoute. Mais les copains de chez Mercier se sont révoltés et ont plaidé ma cause en disant que ce n'était pas normal de se faire vire à cause d'une chute. Preuve que l'ambiance chez Mercier était très bonne. Jean Pierre Danguillaume, le directeur sportif savait nous motiver. Raymond Martin, Hubert Mathis, Daniel Gisiger ou Joël Gallopin savaient mettre de l'ambiance aussi. Finalement, Coop Mercier était prêt à me garder mais comme je m'étais déjà engagé avec La Redoute, je n'ai pas osé leur dire non. Je n'ai pas retrouvé l'ambiance qui régnait chez Mercier.

Avez-vous des regrets après votre carrière ?
J'ai loupé des choses quand même ! On nous laissait pas assez de liberté en course. A force d'être habitué à rouler pour un chef de file, j'étais moins motivé quand on me demandait de rouler pour moi.
Un autre regret, c'est de n'avoir pas accepté de partir chez Teka fin 84.

Que faites vous aujourd'hui ?
Je travaille pour la ville de Dinan, dans l'organisation des fêtes. Je monte les podiums mais je ne monte plus dessus.

Christian Levavasseur est né le 9 mars 1956 à Dinan. Il débute en minime à l'UC Guinefort. Champion de Bretagne cadets, il se classe 3ème du Premier Pas Dunlop en juniors en 1974. Il remporte l'étape du Ballon d'Alsace du Tour de l'Avenir en 1977.
Il passe pro en 1978 chez Miko-Mercier.
Il remporte la 6ème étape de la Vuelta 1979 et porte le maillot amarillo une semaine. Cette année-là, il se classe 2ème de la 7ème étape du Tour battu par Léo Van Vliet. En 1980, il gagne la Route Nivernaise. Il se classe 2ème de l'étape de Morzine dans le Tour de France où il enlève le classement de la combativité. Il avait réalisé un beau contre-la-montre dans la 4ème étape en finissant 19ème.
En 1981, il se classe 2ème du Midi Libre, du Prix de Plumelec et gagne le GP de la Côte Normande.
En 1982, il est victime d'une grave chute dans la 1ère étape du Tour. Sa saison est terminée. Il passe en 1983 chez La Redoute. Cette année là, il se classe deuxième du GP de Rennes, battu sur le fil par Dominique Arnaud. Il se classe aussi 2ème de trois étapes sur le Tour de l'Avenir.
En 1984, il perd le dernier jour le Tour d'Armor alors qu'il était encore leader au départ de la dernière étape.
Dernière saison chez les pros en 1985 dans l'équipe de l'UNCP où il se classe 10ème de Bordeaux-Paris.
De retour chez les amateurs à l'UC Guinefort puis au VC Dinan, il gagne le Tour de Corrèze en 1987 et Manche-Atlantique en 1988.


Photo : Christian Levavasseur (à gauche) et André Bizeul (à droite) se retrouvent au départ de Manche-Atlantique. Deux anciens de l'UC Guinefort.
Crédit : Dominique Turgis


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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