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Le coup de main de Daniel Morelon27 juin 2019  

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Le coup de main de Daniel Morelon

Daniel Morelon a signé un retour marquant dans le milieu de la piste en 1980. Trois ans après avoir raccroché, il est passé professionnel à 36 ans pour disputer les championnats du monde sur piste à Besançon. Un coup de pouce pour cette organisation en manque de tête d'affiche. Un retour où le triple champion olympique a su tenir son rang.

Par Dominique Turgis

En 1977, Daniel Morelon, 33 ans, s'envole vers son dernier championnat du monde amateur. A partir de janvier 1978, il doit devenir entraîneur national avec Gérard Quintyn. Ce dernier tournoi arc-en-ciel a pour écrin le vélodrome de San Cristobal au Venezuela. Au pays de Shell, l'anneau de ciment voit l'arrivée la première marée grise avec quatre titres mondiaux pour la RDA. Des titres amateurs puisque le Mur de Berlin et ses barbelés divisent le monde. Les combinaisons grises unipièces, qu'ils sont parmi les rares à utiliser, ont raflé le kilomètre, la vitesse, la poursuite individuelle et par équipe.

BON PERDANT

Devant ce raz-de-marée, Daniel Morelon a chuté en repêchage des seizièmes de finale, à tous les sens du terme. Les seizièmes de finale sont courus en une manche à trois coureurs. Daniel Morelon, champion de France de vitesse pour la 14ème fois, affronte l'Argentin Ruchansky et le Tchèque Kucirek. Ce dernier est l'équipier d'Anton Tkac, le bourreau du Français en finale des Jeux Olympiques de Montréal de 1976. Kucirek sera le premier bourreau de Morelon. Il cherche surtout à faire perdre la manche au Français et y réussit parfaitement. Direction les repêchages.
En une manche à trois, Daniel Morelon joue son avenir. Le Polonais Kocot, les deux mains sur le guidon, provoque la chute du Français. La manche est recourue et Daniel Morelon s'incline d'une chape derrière Kocot. Le tournoi est terminé pour l'unique espoir de médaille des tricolores. Daniel Morelon est plutôt du genre bon perdant. "Je n'ai aucune excuse à invoquer. C'est plus un manque de réussite que de la malchance, mais j'ai eu assez de réussite dans ma carrière pour ne pas me plaindre aujourd'hui. Il faut savoir perdre, et j'ai eu mon compte de victoires" (1). Un sacré compte en effet : deux titres olympiques consécutifs en vitesse, un en tandem avec Pierre Trentin, sept fois champion du monde de vitesse et une fois en tandem. Une légende vivante du sprint qui avait été pré-sélectionné pour les championnats du monde 1962 en... poursuite par équipe.

"PAS L'IMPRESSION D'AVOIR RACCROCHÉ"

Dès son élimination, Daniel Morelon rentre dans la peau du futur entraîneur national. Il observe les Allemands de l'Est mais aussi les professionnels japonais comme Koichi Nakano. Il ne sait pas encore que trois ans plus tard, il l'affrontera de nouveau sur la piste. Avec Gérard Quintyn, il s'attèle à faire progresser les jeunes pousses de la piste française et essayer de découvrir de nouveaux talents. Dès la première année, il déclare à "Vélo" : "Cette tâche d'entraîneur national de la piste, en collaboration avec mon ami Gérard Quintyn, me plaît énormément. Dans cette perpétuelle ambiance cycliste, je n'ai pas l'impression d'avoir raccroché le vélo." Parmi les espoirs tricolores, Yavé Cahard, déjà présent à San Cristobal en 1977. Le Normand va apporter à l'entraîneur Morelon son premier maillot arc-en-ciel en 1979. Dans la nuit du vélodrome d'Amsterdam le tandem Cahard-Dépine vont faire sonner la Marseillaise après une finale en trois manches, où Daniel Morelon a joué son rôle en saisissant le jury d'appel après le déclassement injuste de ses coureurs. L'entraîneur national est "aussi content que si (il) était champion du monde." (2)

UN RETOUR POUR SAUVER LES CHAMPIONNATS EN FRANCE

C'est à l'occasion de ces championnats du monde 1979 que Daniel Morelon annonce son retour à la compétition chez les professionnels pour participer aux championnats du monde organisés en France sur la piste rose de Besançon en 1980. Depuis 1972, l'UCI n'organise plus de championnats du monde amateur les années olympiques. Le programme de Besançon sera donc amaigri et la participation française squelettique chez les pros. D'ailleurs, le niveau du tournoi professionnel de vitesse et plus faible que celui de la compétition amateur. Le retour de Daniel Morelon peut « sauver » ces championnats. Daniel Morelon entame son retour sur la piste de la Cipale où il remporte son premier titre chez les pros avec le championnat de France de vitesse. Sur la piste de Moscou, en marge des Jeux Olympiques, où Yavé Cahard décroche la médaille d'argent, Daniel Morelon s'entraîne avec son coureur. Début septembre, direction les championnats du monde de Besançon. Le Japonais Koïchi Nakano lui barre la route du titre en vitesse. Le revenant monte quand même sur la troisième marche du podium. Le Japon lui laisse une dernière chance de rentrer dans l'histoire : devenir le premier champion du monde de keirin. Le tirage au sort le place à l'avant-dernière place dans la file du départ. Il est trop court pour devancer l'Australien Danny Clark.

CHAMPION D'EUROPE POUR FINIR

La saison n'est pas finie. Après l'été, l'hiver. Daniel Morelon s'aligne au départ de sa dernière compétition, le championnat d'Europe de vitesse sous le vélodrome couvert de Vienne. Il bat en finale le Belge Michel Vaarten et endosse son dernier maillot, le blanc de la FICP. Daniel Morelon redevient entraîneur. Avec Gérard Quintyn, il devra attendre la chute du Mur de Berlin pour voir une génération de coureurs menée par Félicia Ballanger et Florian Rousseau, reprendre le flambeau.

(1) : Miroir du cyclisme
(2) : La France cycliste


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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