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Paris-Nice comme neige au soleil27 juin 2019  

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Paris-Nice, comme Neige au Soleil

La "Course au soleil" est aussi habituée aux flocons

L'hiver n'a pas dit son dernier mot. A l'aube du mois de mars, il attaque à coups de flocons de neige. Paris-Nice arrive à grand pas. La course au soleil évoque pourtant la sortie de l'hiver, les mimosas en fleurs, la plage, la Méditerranée et la chaleur. La réalité fut souvent tout autre quand la course se dirige entre Forez et Pilat.

par Dominique Turgis

Tous aux abris !

En 1939, l'étape Nevers-Saint Etienne du 7ème Paris-Nice vire à l'hécatombe. Dans ce naufrage en pleine neige, 67 coureurs vont abandonner. Roger Lapébie, vainqueur la veille, se réfugie dans une ferme où il avale de l'eau chaude. Et repart affronter les élément en croisant d'autres coureurs en quête d'un abri. Emile Masson fils gagne l'étape et Archambaud passe en tête du classement général. Le lendemain, la neige oblige les coureurs à un départ différé. Les flocons vont accompagner jusqu'au bout les 19 survivants dominés par le "Nabot" Maurice Archambaud.

Le siège de la neige

En 1956, 1958 et 1973, Saint-Etienne la ville verte, fut encerclée par la neige et le verglas. En 1958, le peloton part de Bourg-Argental pour éviter le passage du col de Grand Bois, impraticable. Avant d'essayer de partir de Saint-Etienne en 1973, le peloton doit déjà y arriver. Le périple sera long. Les coureurs partent de Chalons-sur-Saône. Merckx est en blanc, déjà...
La première alerte est donnée dans le Beaujolais, au sommet sibérien du col des Echarmeaux. Jacques Anquetil, directeur de course, décide de neutraliser l'étape. Jean Leulliot, l'organisateur, part en éclaireur dans le désert blanc. Il modifie l'itinéraire pour éviter les cols et les descentes verglacées. A l'arrière, le convoi des coureurs fait halte au kilomètre 103, à Saint-Nizier.
Pour repartir, à l'appel des commissaires, seuls six coureurs se présentent spontanément, dont Genet et Leman. Les autres se font tirer l'oreille. Certains se retournent vers Merckx pour en faire un porte-parole. Refus du Cannibale qui ne veut pas passer pour un meneur : "J'agis suivant ce que décident les responsables de l'épreuve". Finalement tout le monde repart et la personnalité de Jacques Anquetil n'y est certainement pas étrangère. L'arrivée se juge sur un cours Fauriel balayé par la tempête de neige. Van Linden fait le ménage et l'emporte.
Le lendemain, les coureurs sont bloqués dans Saint-Etienne. Impossible de tenter une sortie à vélo. C'est en voiture qu'ils rejoignent Tournon, lieu de départ de la demi-étape. Ils arriveront à Valence... 19 kilomètres plus loin, en roulant à 53 de moyenne !

Les Grands ne sont pas épargnés

La neige touche tout le monde mais frappe au hasard. En 1962, les coureurs disputent un contre-la-montre en matinée à Saint-Etienne. La neige, paresseuse, se lève tard et s'abat sur les derniers partants, dont Anquetil et Jo Planckaert. Jo Velly, grand rouleur mais parti de bon matin, bat largement tout le monde.
Entre Villefranche et Saint-Etienne, Bernard Hinault va vivre un calvaire en 1980. Accompagné de ses fidèles Yvon Bertin et Lucien Didier, harnaché d'un anorak rouge molletonné, le Blaireau ne se réchauffe pas. L'étape enneigée et glaciale est amputée de 30 km. A l'avant, Pierre Bazzo devance Duclos-Lassalle, nouveau maillot blanc. A l'arrière, Hinault descend les cols du Forez avec prudence. Il arrivera à trois quarts d'heure des premiers. Un mois plus tard, il signera une démonstration sous les flocons de Liège-Bastogne-Liège.

Paris-Nice en congères

En 1995, la course innove. Avant d'arriver à Saint-Etienne, elle plonge à l'ouest, en plein Massif Central pour rejoindre Clermont et Chalvignac. En plein Cantal. Et le Cantal au mois de mars... En dehors des sentiers battus, la route est battue par le vent glacial. Il fait 3°C en dessous de zéro. Les coureurs partent quand même à vélo, entre les congères. Le peloton s'arrête, repart, discute avant d'être attaqué par une tempête de neige. Chalvignac ne verra que les voitures de la course.

VDB prend la République

Josette Leulliot, l'organisatrice, ose en 1998 ! L'étape de Saint-Etienne se terminera au col de la République à 1000 mètres d'altitude.
Une expérience ? Non, sire, une provocation ! La neige, sur son terrain, joue à domicile à Saint-Etienne. Elle sait recevoir les coureurs. Le départ de l'étape est reporté de 40 kilomètres, déjà en raison de la neige. Cette neige n'effraie pas les attaquants comme Lauri Aus, Pascal Hervé, Bruno Boscardin ou encore Roberto Heras. Mais un homme va survoler la montée finale, c'est Franck Vandenbroucke. Insensible à la neige qui n'arrête pas de tomber, il lâche ses adversaires directs comme Laurent Jalabert, tombe sur le râble enneigé des échappés et finit seul.

La neige fait partie du paysage de Paris-Nice. Elle a imprimé à l'encre blanche quelques-unes des plus belles pages de la Course au soleil. Sera-t-elle au rendez-vous cette année ? Ne le souhaitons pas pour les coureurs.


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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