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Stephen Roche : "1987 a été lourd à porter"26 juin 2019  

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Stephen Roche : "1987 a été lourd à porter"

20 ans après sa formidable année 1987, Stephen Roche nous fait revivre sa saison. Si tout lui a réussi cette année-là, l’après 87 n’a pas été simple à gérer pour l’Irlandais. Entretien.

Propos recueillis par Antoine Riche

En 1988, comment avez-vous été amené à monter une nouvelle équipe ?
Stephen Roche : J'ai rapidement pensé à construire une nouvelle équipe, car la situation faisait que je devais le faire. J'étais embêté de ne pas pouvoir rester chez Carrera, mais ils ne pouvaient pas me conserver. C'était dommage car j'étais vraiment bien chez eux. Cependant, je n'avais pas de peur pour la suite.
Monter une équipe, ce n'est pas évident, ce sont des soucis en plus. Avec Patrick Valcke, nous avons bien géré l'affaire. Le seul problème, c'était moi. A cause de ma blessure au genou, je ne marchais pas. On avait monté une belle équipe, de bons coureurs, mais le leader ne marchait pas. Ça a créé beaucoup de tensions et de problèmes au sein de l'équipe. J'avais beaucoup de pression, j'étais payé en tant que champion du Monde, mais je ne faisais même pas de vélo. J'ai vécu cette période très difficilement.

Cette saison 1987 n'a-t-elle pas été trop lourde à porter par la suite ?
C'était lourd à porter. J'étais frustré, je ne savais pas comment m'en sortir avec ce problème de genou. Je voulais recourir, j'avais un superbe maillot de champion du monde, mais dans mon placard. Je voulais en être digne, mais je ne pouvais pas. J'avais une pression énorme.

Et après 1988 ?
La pression faisait partie de mon métier, ça ne m'a jamais gêné. Le souci, c'était le besoin de rendre la monnaie à ceux qui m'avaient fait confiance. J'avais toujours tout fait pour gagner des courses, mais mon genou m'empêchait de faire mon métier correctement. J'étais surtout embêté par rapport à ça.

"J'AI EU DES CONDITIONS FAVORABLES"

A quel moment de la saison 87 avez-vous senti que vous étiez une jambe au dessus des autres ?
Dès le début d'année, je marchais bien. Au Tour de Valence déjà, je sentais que je marchais bien, mais je ne savais pas jusqu'où cela allait aller. Ensuite, j'ai enchaîné les bonnes performances, mais j'avais quand même la chance qui m'accompagnait. Au Giro, au Tour ou aux championnats du Monde, les conditions météo par exemple m'étaient favorables. Mon équipe était là quand il fallait, malgré les problèmes du Giro. J'étais bien conseillé par mon directeur sportif. J'ai fait une saison exceptionnelle physiquement et mentalement, mais j'ai eu des conditions favorables.

Auriez-vous préféré gagner ces trois courses en trois ans que tout la même année ?
Quand on regarde les palmarès, on trouve quelques coureurs qui ont gagné ces trois courses, mais les trois la même année, il n'y a que Merckx qui l'a fait avant moi. De ce point de vue, ce triplé marque les esprits. Par contre, financièrement, j'aurais peut-être préféré gagner ces trois courses de façon plus espacée. Mais si c'était à refaire, je referai exactement pareil.

LE CHIFFRE TREIZE

Ce triplé serait il envisageable 20 ans plus tard ?
Oui. Mais il faut d'abord que les coureurs se mettent dans la tête qu'ils sont capables de le faire. Ce n'est pas plus dur maintenant que ça l'était à notre époque.

Et vous, vous pensiez pouvoir le faire ?
Non, pas du tout. Cela m'est venu à l'esprit le matin même des championnats du Monde. J'avais un ami qui suivait ma carrière et qui faisait attention aux numéros de dossards, aux courses gagnées, etc. Au Tour de France, j'avais le dossard onze, un et un. Et il avait dit que ça représentait une victoire au Giro et une victoire au Tour.
Il me disait souvent que le treize avait toujours été présent dans ma carrière. Le matin du championnat du Monde, il m'appelle alors que je vais quitter ma chambre. Il me dit que je peux devenir champion du Monde, que le parcours me convient... En raccrochant, je me rends compte que j'étais dans la chambre numéro treize. Ca m'a fait réfléchir.
Après les championnats du Monde, il me rappelle et me dit : "Vous étiez quatorze dans les échappées, quand tu attaques Marc Madiot se fait lâcher et vous étiez treize."


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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