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Stephen Roche : "Une course n'est jamais finie"26 juin 2019  

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Stephen Roche, mars 1987 - "Une course n'est jamais finie"
20 ans après sa formidable année 1987, Stephen Roche vous fait revivre sa saison.

Stephen Roche commence 1987 avec une victoire dans le Tour de Valence. La forme est là et Paris-Nice doit la confirmer. Malheureusement, une crevaison ruine tous ses espoirs. Kelly en a profité et il recommencera dans le Critérium International, à la pédale cette fois.

  Propos recueillis par Antoine Riche

"UN BON DEBUT"

Stephen Roche débute la saison 1987 en Espagne lors de la Volta Camp de Morvedre. Il termine deuxième, à une trentaine de secondes du Français Roland Leclerc et juste devant Pedro Delgado. Le lendemain, il termine 5e du Trophée Luis Puig.
Il enchaîne ensuite sur le Tour de Valence. Sa victoire dans le contre-la-montre lui assure la victoire finale. Stephen Roche se montre prudent : "C'est un bon début, mais je ne sais pas ce qui m'attend. La victoire au Tour de Valence est un signe, mais pas plus. Je ne sais pas trop comment situer mes adversaires en ce moment. Ca ne présage pas d'une grande saison pour moi. Il faut encore travailler."

"UNE COURSE N'EST JAMAIS FINIE"

Paris-Nice sera le premier grand test pour Roche. La course au soleil lui a bien réussi jusqu'à maintenant : "Je suis un coureur qui trouvait la forme assez vite, avec peu de kilomètres dans les jambes, c'est pour ça que j'ai toujours fait de bons Paris-Nice. J'ai souvent animé la course avec Sean Kelly, mais comme il est plus rapide que moi, il prend les bonifications et ça me pénalise."
La course commence bien. Troisième du prologue, Roche prend la tête de la course à la faveur du contre-la-montre par équipes. Il conserve le maillot blanc sur les pentes du Ventoux, battu au sprint par Kelly. Puis arrive l'étape du Faron où Bernard prend la tête de la course : "Je perds le maillot sur une erreur de débutant. Jean-François Bernard est parti devant satisfaire un besoin naturel, mais il a continué son effort. Derrière, personne ne réagit et on se retrouve au pied du Faron avec deux minutes de retard. J'étais touché dans mon amour propre et je voulais remettre les pendules à l'heure. Le lendemain, j'attaque dès le départ. Dans la côte suivante, j'attaque de nouveau et je crée la décision dans la descente. Je reprends le maillot à Saint-Tropez. Ainsi, je montre que pour moi, une course n'est jamais finie."

"J'AI FAIT CE QUE JE PENSAIS ETRE LE MIEUX"

Mais pour ses adversaires également : "Dans l'avant dernière étape disputée le matin de l'arrivée, je crève en haut d'une côte. Je n'ai plus qu'un équipier à mes côtés et je lui demande de me passer sa roue. En repartant, je dois remonter tout le peloton qui était en file indienne dans une descente dangereuse et rapide. Entre temps une cassure s'est produite et quand j'arrive en tête du groupe, Kelly est 300 mètres devant moi. Il roule à fond avec Mottet et d'autres. Moi, je suis tout seul puisque je n'ai plus d'équipier. Dans la plaine c'était impossible de revenir sur un groupe qui roule avec le couteau entre les dents et qui va chercher le maillot de leader.
Sur ce coup, je n'en veux pas à Kelly. C'est un incident de course. Je pourrais l'accuser, mais il me répondrait que si j'avais gardé mon équipier, j'aurais pu rentrer sur la tête. Quand je crève, j'aurai pu attendre mon directeur sportif, j'aurais peut-être eu un équipier, mais aussi 30 secondes de plus à reprendre. J'ai fait ce que je pensais être le mieux. C'était un incident de course, je n'en veux à personne."
Il remet les pendules à l'heure dès l'après-midi : "Je suis fâché, je veux montrer que je suis le plus fort et je remporte le contre-la-montre du col d'Eze."

PAS DE REVANCHE A L'INTERNATIONAL

Le Critérium International devait être une revanche, mais Kelly était encore au dessus du lot "grâce au bonifs. C'est moi qui attaque dans les bosses le dernier jour, mais comme il est plus fort que moi à l'arrivée, il gagne au sprint et prend les bonifs. Si je ne bouge pas, il ne bouge pas. En plus il était très fort ce jour là et le col de Vence n'était pas assez dur pour que je fasse la décision. On était tous les deux très en forme."

Photo : Carte postale Carrera 1987
Crédit : Jack Claassen


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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