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Stephen Roche : "Je n'ai pas trahi Visentini"23 septembre 2019  

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Roche au Giro 1987 : "Je n'ai pas trahi Visentini"

20 ans après sa formidable année 1987, Stephen Roche fait revivre sa saison. L'Irlandais remporte le Tour d'Italie, le premier rendez-vous de son triplé historique. Un Giro marqué, chez Carrerra, par un intense conflit avec son coéquipier, Roberto Visentini.


Propos recueillis par Antoine Riche

UNE FORTE TENSION DANS L'ÉQUIPE DÈS LES PREMIÈRES ÉTAPES

Le Tour d'Italie commence idéalement pour Roche et Carrera. Visentini remporte le prologue, puis Roche la descente chronométrée du Poggio. Enfin l'équipe remporte le contre-la-montre par équipes et l'Irlandais est maillot rose après trois étapes.
Il le conserve jusqu'au premier contre-la-montre individuel, mais tout ne va pas bien : "Je me rends compte rapidement que Visentini est plus un équipier qui va chercher à jouer sa propre carte plutôt qu'à m'aider. Lors d'une arrivée, celle de la 10ème étape, je chute. Visentini me voit à terre, me contourne et fait le sprint pour recoller au premier groupe et ne pas perdre de temps. De mon côté, je repars et je ne perds pas beaucoup de temps. Mais c'est une attitude qui me déçoit beaucoup."

VISENTINI EN ROSE, LA CARRERA À LA FÊTE

Le contre-la-montre sourit à l'Italien qui l'emporte et repousse Roche à 2'42" au général : "Visentini me reprend le maillot dans un contre-la-montre où je ne suis vraiment pas bien. Dans l'équipe tout le monde se félicite de ça, le maillot est sur les épaules du meilleur. Pour la suite, on fera comme on peut et après le Giro, Roberto va aller à la plage pendant que Stephen va aller au Tour de France."
Stephen Roche a une idée derrière la tête : "De mon côté, je n'ai pas tout à fait compris les choses de cette façon. Le Giro n'est pas fini et j'ai ma chance. Visentini étant un équipier, je ne peux pas l'attaquer, il faut que je me glisse dans un coup."

LA "TRAHISON"

"Deux jours après le contre-la-montre, dans une côte, un groupe se forme. Je ne peux tout de même pas attaquer, mais je me dis que je vais profiter de la descente pour les rejoindre. Je fais une descente comme j'en ai rarement faite dans ma vie et je bouche un écart de presque deux minutes. Visentini n'a pas pu me suivre, mais je n'ai pas attaqué, j'ai juste fait une descente plus rapide que les autres.
Dans la plaine, je suis surpris d'apprendre que c'est mon équipe qui roule derrière, alors qu'on aurait du laisser le boulot aux autres formations. Je dis à mon directeur sportif : "
Dis à Roberto qu'il se calme". Il me répond que si on ne roule pas, je vais prendre 10 minutes, je lui rétorque que Carrera gagnera quand même. Il me fait clairement comprendre qu'il faut que j'arrête, que j'ai trahi mon équipier. Mais si Visentini roule derrière, j'arrête de rester dans les roues et je roule aussi. Je me suis donc mis à passer les relais.
Dans la montée finale de Sappada, Visentini a tellement donné physiquement et moralement auparavant, qu'il explose. De mon côté, je suis avec mon équipier Eddy Schepers qui me dit : "
Accroche toi, tu es entrain de gagner le Giro". Je reprends le maillot rose.
Mon équipe m'interdit de parler à la presse et on parle de me renvoyer à la maison.
"
Finalement, Roche restera sur la course et, officiellement, il n'y a pas eu d'accident. Dans les faits, Roche est isolé dans son équipe, avec pour seuls soutiens son équipier Eddy Schepers et son mécanicien Patrick Valke.

UNE FIN DE COURSE DIFFICILE

"La dernière semaine fut très difficile car les Italiens veulent ma peau car j'ai osé attaquer un de leurs compatriotes. Visentini attise le feu par voie de presse. Mais je me fais violence et je veux coûte que coûte arriver au bout, quitte à fini 2e ou 3e. Je ne veux pas me retirer à causes de menaces."
Visentini promet d'attaquer Roche, mais il craquera et abandonnera.
Petit à petit l'équipe lui fait confiance : "Dans les derniers jours du Giro, mes équipiers ont vu que je suis fort et qu'il faut peut être mieux m'aider car au moment du partage, il faut mieux être bien avec moi que contre. Quand il y a un billet à la clé, ça change tout."
Roche, de son côté, ne lâchera rien : "Je tiens bon et je gagne. C'est ma première victoire dans une grande courses à étapes internationale."

Photo : Carte postale Carrera 1987
Crédit : Jack Claassen


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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