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Portrait de Victor Duchene16 septembre 2019  

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Victor DUCHENE

De Gembloux au Parc des Princes à Paris ou de l'ombre aux lumières de la gloire !

A ses débuts, Victor ouvrit une salle de culturisme. Là, les adeptes pouvaient s'adonner à leur sport favori : la pratique des poids et haltères. Cette pratique rencontra un franc succès. Toujours soucieux de perfectionner son art, Victor s'inscrivit aux cours particuliers de masseur à Paris et aux cours du soir à l'Institut Baudouin qui était situé au 109 rue du Commerce à Bruxelles. Là, il y décrocha un diplôme de masseur esthéticien. Il décida de s'adonner à cet art au sein dudit Institut et ce, auprès des enfants et de la gent féminine.
Toujours en quête de nouvelles expériences, il s'inscrivit par ailleurs à l'ADEPS, aux cours de moniteur de natation. Il y obtint le diplôme requis. Son objectif était d'occuper le poste à la piscine de Gembloux. Poste qu'il occupa durant quelques moments. Il décrocha également à l'ADEPS le diplôme en éducation sportive. Willy Cogniaux, le patron de la revue "Le Courrier des Sports" et également patron du club cycliste d'amateurs de Wanfercée-Baulet, où l'on retrouvait Willy Monty, Willy Herman, Valère Frenay, Ferdinand Bracke, Carmine Preziosi, Luc Bodart, recherchait un moniteur pour dispenser des cours d'éducation physique deux fois par semaine, le mardi et le vendredi. Il apprit que Victor possédait les compétences requises et il le sollicita donc.
C'est ainsi que Victor entra dans le monde du cyclisme qui l'avait toujours attiré. Il y exerça son art. Il y prodigua aux jeunes coureurs des séances de massage. Par ailleurs, Willy Cogniaux, qui entretenait des relations amicales avec Maurice De Muer, à l'époque directeur sportif de l'équipe Pelforth, sachant que celui-ci recherchait un collaborateur, lui recommanda Victor, ayant pu apprécier ses compétences. Victor gravit à nouveau un échelon. Il devint le masseur attitré d'Henry Anglade pour la classique Harelbeke-Anvers-Harelbeke se déroulant sur un week-end. Il l'accompagna sur les épreuves françaises. C'est ainsi que Victor découvrit, pour la 1ère fois les Alpes, la neige ! Il est vrai qu'à cette époque, peu de gens avaient la possibilité de voyager. Au cours d'une de ces compétitions, Victor côtoya les grands champions de la Petite Reine. Après la course, il découvrit sur le podium d'Europe n° 1, les longues jambes des majorettes américaines, les chanteurs en vogue, notamment Nancy Halloway.

Appréciant de plus en plus le travail de Victor, qui avait pris ses congés payés pour répondre aux différentes sollicitations, Henry Anglade et son directeur sportif souhaitèrent l'engager pour d'autres épreuves. Victor se trouva donc devant un dilemme : poursuivre son job comme masseur à l'Institut Baudouin ou s'adonner à son art au sein du monde cycliste. Il souhaita réfléchir. Après avoir décidé de poursuivre son job au sein de l'Institut Baudouin, il fut l'objet d'une nouvelle sollicitation. Cette fois, il fut sollicité par le directeur sportif de l'équipe Peugeot, Gaston Plaud, pour participer à un camp d'entraînement à Saint-Gervais. Il décida d'accepter l'offre et se lança définitivement dans le monde cycliste. Il fut engagé par l'équipe.

Outre le massage, il travailla la musculature (souliers en plomb, médecine-ball), la culture physique, l'expansion de la cage thoracique.
Il prit part à son 1er Tour de France en 1964. Au sein de l'équipe Peugeot, il côtoya notamment, successivement, Tom Simpson, Roger Pingeon, Ferdinand Bracke avec lequel il participa à la tentative du recorde du monde de l'heure au niveau de la mer, à Rome, et que battit Ferdinand Bracke. Il a eu également l'occasion quelques fois de masser Eddy Merckx. C'est ainsi que lors du Tour de France 1967, Victor était attaché, dans l'équipe de France à Roger Pingeon pour lui prodiguer des massages, des soins. Il a donc connu, au cours de cette Grande Boucle, de grands moments émouvants : la victoire en solitaire de son poulain, lors de la 5ème étape Roubaix-Jambes, le 4 juillet 1967 et sa victoire finale au Parc des Princes à Paris. A Jambes, Roger Pingeon s'empara de la tunique jaune de leader du classement général, tunique jaune que détient encore aujourd'hui Victor et qu'il est fier d'exhiber.

Il participa également à la victoire de Roger Pingeon au Tour d'Espagne, où il reçut une dédicace de son poulain, au Dauphiné Libéré où il obtint son maillot de leader. Voilà exposé les grands moments du brillant cheminement de Victor, honnête dans son métier, passionné par son job.

Michel Noël


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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