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Le Tour de Fer Schroeders26 juin 2019  

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 Fer Schroeders et le Tour de France 2003 :

Des Néerlandais dans les Pyrenées
Tour de France 2003 "Le Centenaire"

Comment les Hollandais viennent sur le Tour de France par Fer Schroeders

Si ma femme Fransje et moi avons des vacances pendant le mois de juillet, nous venons sur le Tour de France. Sinon, nous passons nos vacances principalement en Asie avec nos sacs à dos. Il y a 2 ans, en 2001, c'étais la dernière fois que nous étions venu faire une petite visite au Tour de France, à Dunkerque. Hélas, en franchissant une barrière afin d'obtenir des photos et des signatures, je me suis heurté le dos et j'étais incapable de bouger. Dommage, car j'avais réussi à passer sans me faire prendre par les policiers.

Alors pour l'édition 2003, Centenaire du Tour de France, nous n'avons pas hésité à nous rendre dans les Pyrénées.

17 juillet
Nous visitons Ax-les-Thermes et le Plateau de Bonascre. Il y a déjà du monde. Nous avons un rendez-vous avec des amis français qui ont acheté une grange dans la montée du col. Hélas ils ne sont pas chez eux, ils sont parti en randonnée. Normalement nous ne montons jamais les cols avec la voiture, mais, puisque notre rendez-vous avec nos amis est loupé, nous décidons de reprendre notre plan initial, c'est-à-dire de laisser la voiture en bas afin de repartir plus vite à la fin de l'étape. Il y a une Maison de la Presse à Ax avec des Miroirs et photos anciennes du Tour bien faites et naturellement on a acheté les timbres-postaux édition spéciale pour le Tour du Centenaire : Armstrong est parmi Hinault, Anquetil, Indurain et Merckx ! La Poste a-t-elle déjà une prémonition ? Nous trouvons une petit hotel à 10 km d'Ax-les-Thermes. A la télévision d'un bar-PMU nous avons vu la victoire de l'Espagnol Flecha.

18 juillet
Comme tous les jours, j'achète L'Equipe et je prends mon café avant de retourner à l'hôtel pour réveiller ma femme. Ensuite, nous avons fait un petit tour : Quillan, Axat, col de Pailhères. Peu avant Pailhères il y a un restaurant-bar-station service. Toute la famille est en train de décorer la terrasse et la route. Le sommet du col est déjà noir de monde avec des autos et campeurs. Le col de Pailhères est dur. Si les coureurs ont la volonté d'attaquer c'est là qu'il faudra essayer. La route est très étroite au sommet. A Ax nous avons vu qu'Ullrich a battu Armstrong dans le contre le montre. Ca promet pour demain !
C'est parti à 7h00 du matin pour une grande journée. Il y a déjà une queue de 6 km. Nous avons fait un détour et nous sommes heureux de pouvoir éviter cette galère. Ainsi, nous pouvons garer notre voiture aux environs d'un camping à seulement 500 mètres de l'ascension de Bonascre. On a fait des provisions nécessaires : poulet, vin, pain…  C'est dingue le marché à Ax continue. Tour de France ou pas Tour de France, rien ne pourra empêcher le marché de se tenir. Il est situé exactement sous le télépherique qui nous emmène au sommet du Bonascre. Il est 11h00. La vue est magnifique. De la cabine on peut voir tout la caravane des médias, tribunes VIP, etc...
Nous nous sommes promené pendant 3 km au pied du sommet en nous avons recontré des amis hollandais. Les frères Lemmens du sud de la Hollande, en Limbourg. Ils m'ont aidé à la réalisation de mon livre "Les Classiques du 20ème siècle". Ils font des photos extraordinaires sur les classiques et les grands tours. Ils ont déjà visité le Giro d'Italia cette année. Gerrie qui est parti d'en bas est maintenant en train de faire l'ascension du Plateau de Bonascre. Ils sont encore plus fou de cyclisme que ma femme et moi. Wim va faire des commissions au sommet et voilà Gerrie qui nous dépasse sur son vélo en nous indiquant l'endroit idéal pour voir les coureurs.
Il fait chaud et on décide d'aller voir nos amis français. Il nous faut 10 minutes pour aller du parking en descendant et 15 minutes pour revenir au chemin. Là, ils sont chez eux. Le petit fils a une casquette d'Euskaltel. Il est supporter d'Iban Mayo. Jean-Yves a fait beaucoup de boulot dans la grange. Pour l'hiver, il a même fait une luge pour transporter du matériel à la grange. Ca deviendra vraiment une maison. Nous sommes en France et c'est l'heure de prendre "l'apéro". Sylvie prépare le déjeûner et nous avons préparé notre vin, notre poult, notre baguette de pain, etc... On peut profiter de l'ombre dans la maison. Maintenant, c'est le temps pour les choses sérieuses : le Tour de France et les coureurs ! Naturellement, il y a la caravane publicitaire avec tous ses gadgets : les porte-clés, la musette du Crédit Lyonnais. Moi, je suis seulement intéressé par les cartes du Tour. Hélas, cette année il n'y a pas des cartes géographique. Le plus intéressant est le magazine "Vélo", une exemplaire gratuit qui est donné (ne peut être vendu, ne pas jeter sur la voie publique). Il y a aussi une exemplaire de Mickey concernant le Tour.
Entre temps, nous sommes toujours informés par la radio. C'est dingue en France, ils donnent peu d'informations. En Hollande et en Belgique, on connait Radio Tour. Ils donnent toujours des informations dès 14h00. En France l'information reste pauvre et patriotique. Par exemple, dans la 10ème étape, il y a 9 échappés. France-Info donne durant deux heures une information pareille : "Il y a 9 échappés dont Philippe Gaumont et Damien Nazon" ! Les autres ne sont même pas cités ! Une atrocité pour les étrangers. Le télévision est mieux maintenant avec Jaja, mais néanmoins très français !
Nous avons dit au revoir à nos amis français parce qu'ils veulent rester à l'ombre. Nous avons trouvé une belle place où l'on peut photographier mieux. Carlos Sastre passe avec une avance de presque 2'00". Armstrong souffre. Ensuite, il y a Boogerd 26ème à 9'00", décevant pour nous. Azevedo a cracqué totalement, l'intention de Verbrugghe est brisée, le Hollandais Wielinga, après un très bon Dauphiné, n'est pas mal. Ekimov et Hincapie passent à environ 16'00", leur mission étant accomplie pour Armstrong. Un premier "autobus" avec Parra est à 22'00" et voilà, à 30'00", un autre autobus avec tous les autres Hollandais. En queue de ce groupe, Cooke, le maillot vert, et McGee se hissent au sommet suivi de McEwenà 2 mètres. Ils ont un visage épuisé. Sont-ils capables de rallier Paris ? Zabel est-il dans le coup pour le maillot vert ? Les derniers sont Casar, après une belle victoire d'étape dans le Tour de Suisse, Fédrigo, Pellizotti et Ferrara. Aucun coureur sera hors délais. Nous suivons le reste de l'étape avec la radio et on fait des traductions pour les Basques. L'oreille collée au poste, les yeux fixés sur la route, j'encourage tous les coureurs que j'ai reconnu. Je suis là pour le cyclisme et pas seulement pour les Hollandais. On a fait une descente à pied de 6 km. Les coureurs font la descente à vélo. Nous avons chaud et nous transpirons ! Voilà un bar : "un demi s.v.p. !" Après ça, juste un petit embouteillage et nous avons fait un demi-tour vers Saint-Girons. De retour à notre hôtel, nous avons vu l'arrivée de l'étape à la télé et un petit entretien avec un journaliste bon vivant du Sud-Ouest qui fait un reportage sur les petites équipes Françaises. Il est avec quatre journalistes dans la voiture. Hélas, ils n'ont pas d'accréditations pour nous.

20 juillet
On se lève de bonne heure. Nous sommes partis directement après les journalistes. Il est 8h00. Ça prend du temps pour régler l'addition de l'hôtel. Le temps passe car la propriétaire tient ses comptes en double. Néanmoins, l'hôtel était sympathique et nous sommes prêts à temps pour le départ. Nous avons une heure et demie pour obtenir des cartes des équipes, faire des photos et demander pour des autographes. Fransje et moi nous nous séparons pour essayer de faire le plus d'équipes possible. C'était simple pour moi de traverser les barrières sans être pris par la police. Fransje a eu des problèmes parce qu'elle était survelillée de près par un policier. Nous avons nos petit entretiens avec les soigneurs et chauffeurs des bus et le résultat de nos investigations du matin était pas mal. Beaucoup de photos et des informations sur les lieux où on peut trouver les autres équipes qui nous manquent. US Postal, toujours difficile, est déjà dans la poche. Vite faites, des commissions au Casino et hop... direction la descente de la col de Menté à Saint-Béat : passage prévu à 14h47. "Tout peut basculer", selon L'Equipe. On a toujours l'idée qu'Armstrong peut perdre le Tour. Ullrich me semble pas très déterminant. France-Inter nous fait encore des informations nulles : "17 échappés dont Virenque et Bénéteau". C'est un autre Tour de France que l'on voit à Saint-Béat. Les occupants du camping se rassemblent pour voir le caravane publicitaire. Ils se mêlent avec la population locale. Les gens ne connaissent rien du cyclisme. Ils crient pour obtenir des gadgets. Une fille fait signe à presque tous les voitures et motards.
Après le col de Menté, les attaquants se regroupent. Il y 8, puis 11 coureurs en tête. Même pour nous c'est difficile de connaître les coureurs avec leurs lunettes et casques, devenus obligatoires à cause du décès du malheureus Kivilev. Déjà de gros dêgats : Boogerd, épuisé, est dans le dernier groupe. Naturallement, le direct est au rendez-vous télé dans le bar le plus proche après le passage des coureurs. David Millar est le dernier coureur. Il est seul et ça risque d'être dur pour lui.
Nous avons trouvé miraculeusement un hôtel à Argelès-Gazost, pas loin de Luz-Ardiden où nous avons téléphoné à mon frère qui fête son anniversaire. Lauri Aus est décédé. Il était 7ème du Championnat du Monde à San Sebastian. Il s'entraînait pour la Vuelta en Estonie (avec ou sans casque ?). Nous avons fait des acheté des provisions au magasin "Casino" le lendemain, en 1997 il a couru pour Casino. Coincidence ?

21 juillet - Luz Ardiden
On se lève encore à 7h00. Nous sommes heureux de trouver une place pour notre voiture à Luz Saint-Sauveur. Nous savons qu'un autobus De Snelle Vliet avec des supporters Hollandais doit être là pour visiter le Tour de France. Ils sont déjà en France depuis le contre-la-montre d'Ullrich. Si nous devons les rencontrer, c'est ici à Luz que ça se fera. Nous prenons notre grand café-crème dans un petit bar, que nous avons repéré auparavant. Oui, il y a toujours les même patrons aux commandes. Ce sont des personnes agées et, pour commander, on doit répéter plusieurs fois ce que nous désirons. C'était bien amusant. Ensuite, nous trouvons une poste où j'achète encore des objets philateliques et je demande aussi pour le poster. Et voilà les Hollandais tous à la terrasse. Il y a Rob Keus et sa femme. Rob a fait des livres sur certaines équipes et il les vend au bourses du cyclisme. Un peu plus tard on rencontre André Miltenburg et Jörgen Brouwer. André a fait la Vuelta l'année passée pour le Wielerrevue et tous les deux avaient participé à mon Super-Prestige Wielerquiz à Schiedam où nous habitons. Un Super-Prestige Quiz sur le cyclisme que j'organise entre autres avec Jaak Decoster. C'est bien pour nos coureurs Hollandais qu'ils soient là. Il n'y a pas beaucoup des Hollandais dans les Pyrenées, parce que la performance de nos coureurs n'est pas très brillante. C'est bien pour eux quand on les encouragent au sommet des cols.
A 11h00 heures nous sommes en route pour le col, naturellement avec quelque chose à manger. Il fait toujours chaud et nous n'avons pas besoin des pulls ni de vêtements contre la pluie. Mais on sait jamais.

Luz Ardiden est plus sympa que le Plateau de Bonascre parce que il y a de petits villages comme Sazos et Grust dans l'ascension. Nous faisons une halte à Sazos et nous pouvons regarder la télévision. J'ai parlé avec un gendarme. Ils n'ont pas beaucoup de travail. On monte jusqu'à Grust. Il y a un camping avec une terrasse. Il est temps de lire l'Equipe. Des petites Espagnoles profitent d'une piscine. Il y a du monde. Nous sommes en France ou dans les Pays Basques ou sont-ils tous des Hollandais en orange ? C'est le "Aupa" et "Venga venga". Beaucoup pensent à Iban Mayo pour gagner. Pour la première fois je n'ai pas fait de pari. Les derniers années j'ai toujours eu Zubeldia dans mes pronos et il n'a rien fait… Cette année il est là. Nous montons encore un petit peu pour éviter la masse à Grust jusqu'à 7,5 km avant l'arrivée. La chute d'Armstrong et Mayo a eu lieu 3 km avant nous. Nous l'avons vu à la télé au bord de la route. Chavanel est toujours le leader, mais Armstrong revient très vite. Notre compatriote Boogerd roule bien aujourdhui (21). Zabel est bien placé. Il nous semble toujours que Cooke et McEwen doivent avoir peur de lui pour le maillot vert. Ils ne marchent pas bien derrière. Le dernier du lot c'est Axel Merckx. Tous le monde l'encourage, mais le fils d'Eddy sera hors délais,.hélas. Nous avons dormi dans un hôtel à Argelès. Il était tard et c'est de nuit que nous arrivons. Nous avons encore revu une fois le finish de cette étape mémorable au salon de l'hôtel. Nous n'avons pas vu l'annonce qu'il y avait un marché le lendemain matin. Les commerçants on déplacé notre voiture à la main à une autre place. Oui, c'est ça, la France.

Durant le jour de repos, nous avons visité plusieurs hôtels aux environs de Pau pour obtenir des signatures et des photos. Après ça, nous avons embarqué chez nos amis Français à Saint-Sever. Le lendemain nous nous sommes levés de bonne heure pour voir le ravitaillement à Laugibar (Larreau). C'était un truc dingue. Nous n'avons même pas idée qu'un Tour de France passe par là. Soudain, il y a beaucoup des voitures à gauche et à droite de la route. Je dis à ma femme que c'est impossible que ce soit déjà pour le Tour. Nous avons couru 4 km et il y a toujours autant de voitures. Et voilà un virage avec des policiers et beaucoup de public. Merde… les voitures sont là pour le Tour. Encore une chance, nous trouvons exactement une place pour notre Toyota Yaris juste avant la barrière. Nous devons nous promener pendant 7 km pour arriver au ravitaillement. On a parlé avec des soigneurs de l'équipe Vini Caldirola, il me manque encore des photos, et Kelme, qui n'ont pas des photos. Le ravitaillement est juste avant le Bagarguy. 10 coureurs sont en tête parmi lesquels, Wauters, Mercado et Hamilton. Hamilton est très frais. Plus tard nous avons trouvé un Bar-PMU pour voir le solo extra-ordinaire et le finish de l'Americain.

Et voilà notre dernière journée du Tour de France :
Dax. Nous avons visité deux hôtels au bord du lac pour essayer de trouver des photos. Le soigneur de l'US Postal nous confirme que Lance va gagner le Tour. Il va battre Ullrich contre la montre. Dax était horrible. Les barrières et la police sont très bien placés et une foule plus énorme que sur les autres départs. Très difficile d'approcher les coureurs. Néanmoins on a réussi et je fais plusieurs photos au départ entre autres Servais Knaven, qui sera le vainqueur à Bordeaux. Vive les Néerlandais, le Tour est fini pour nous.


Simoni, Nardello, Zampieri et Bettini


Le "gruppetto" dans Luz Ardiden emmené par Van Bon et Knaven


Luz Ardiden : Beltran devant Armstrong et Ullrich


Texte et photos : Fer Schroeders


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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