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Pourquoi faire simple ?23 septembre 2019  

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POURQUOI FAIRE SIMPLE ?

Championnat de France sur route des professionnels
Dimanche 10 juin 1928


Le Drogo porté en triomphe après l'arrivée
Photo : Le Miroir des Sports

Disputé de 1907 à 1927 à Rambouillet sur 100 kilomètres, le championnat de France émigre en 1928 à Monthléry. Ce ne sera pas la seule nouveauté. La Fédération a toujours recherché la meilleure formule pour le championnat de France. Mais sa volonté s'est toujours heurtée à deux exigences contradictoires (son désir de voir récompenser le meilleur routier de l'année tout en organisant une course, source de recettes) et à une réalité (un vainqueur n'est pas forcément le meilleur de l'année). Depuis 1922, l'épreuve se déroulait contre la montre pour que le champion soit au moins le meilleur du jour. La formule sera reconduite en 1928. L'épreuve comportait trois tours et fut dominée d'abord par Francis Pélissier, puis, au second tour, Le Drogo prit la tête avec son 52x18 et ne la quitta plus. Au final, Ferdinand Le Drogo réalisera, comme en 1927, le meilleur temps des huit sélectionnés sur les 100 km en 2h48'30" devant André Leducq à 2'08", André Raynaud à 4'13". Suivaient Maurice Bonney, Francis Pélissier, Charles Pélissier, Achille Souchard et Julien Perrain. Mais ce n'est pas le classement officiel, car pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué à une époque où l'imagination des organisateurs était débordante... Non content de sacrer le meilleur rouleur, le championnat devait aussi sacrer le meilleur démarreur, le meilleur grimpeur et le meilleur sprinter, ben voyons !

Pour le meilleur démarreur on ajoutera le temps de chaque coureur au premier kilomètre : Perrain 1'53"1/5, Souchard 1'25"3/5, Raynaud 1'25", Leducq 1'30"4/5, Francis Pélissier 1'20"1/5, Bonney 1'22"2/5, Charles Pélissier 1'21"2/5, Le Drogo 1'26"1/5 (les temps sont donnés dans l'ordre des départs).

Pour le meilleur grimpeur, on ajoutera le temps d'un kilomètre en côte : Perrain 3'08", Souchard 2'56"2/5, Raynaud 2'30"2/5, Leducq 2'40"1/5, Francis Pélissier 2'40"1/5, Bonney 2'36"2/5, Charles Pélissier 2'56"4/5, Le Drogo 2'19"1/5.

Pour le meilleur sprinter, on ajoutera le temps des 500 derniers mètres : Perrain 39"3/5, Souchard 36"4/5, Raynaud 30"2/5, Leducq 32"3/5, Francis Pélissier 41"3/5, Bonney 36"4/5, Charles Pélissier 33"1/5, Le Drogo 34"4/5.

Ces ajouts ne changeront pas le classement qui devient avec les temps officiels :
1. Ferdinand Le Drogo en 2h52'50"1/5
2. André Leducq en 2h55'11"4/5
3. André Raynaud en 2h57'04"4/5
4. Maurice Bonnet en 2h59'18"3/5
5. Francis Pélissier en 3h03'56"
6. Charles Pélissier en 3h07'10"3/5
7. Achille Souchard en 3h08'45"2/5
8. Julien Perrain en 3h17'30"4/5

Si le classement avait dû être modifié, il n'y aurait rien eu à redire puisque telle était la volonté des organisateurs. Mais imaginons un instant qu'avec de faibles écarts un coureur ait un incident mécanique sur une des portions chronométrées, il en aurait payé le prix du double de temps...
La plaisanterie ne fut pas renouvelée et l'on retourna à la formule en ligne dès 1929 avec un kilométrage plus en rapport avec une course classique.
Il y eut deux autres petites anecdotes sur ce championnat car, pourquoi s'arrêter là ? Ce fut d'abord la sélection d'André Raynaud qui fit jaser. Si il se comporta fort bien, il n'en demeure pas moins qu'il était pistard et que le championnat était sa première course sur route de l'année. Et laissons la conclusion à Jacques Cézembre dans "Le Miroir des Sports" pour aller jusqu'au bout de l'horreur :
"On aime d'ailleurs tellement compliquer le règlement de cette épreuve, qu'une heure avant le départ, certains concurrents furent avertis qu'ils devraient munir leurs machines de deux freins. On n'en exigeait qu'un sur le circuit de Rambouillet plus dangereux, mais deux ici. Comprendra qui pourra !"

Magazines consultés : Le Miroir des Sports et La Pédale

Frédéric Girard.


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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